Hédonistes...tenemos que disfrutar
Vivre des expériences, voyager, découvrir, seul ou entre amis, voila ma philosophie. Le chemin de la vie est un grand voyage au coeur des merveilles du mondes. J'ai habité divers lieux, divers pays, rencontré une palette de personnes pleine de couleurs et de diversités. Ce carnet de voyage est un témoin de mon regard sur ces gens et ces lieux, qui font désormais partie de ma vie et m'ont influencé à jamais.


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Suite de l'interrail...


 

20 juillet 2006, Zamardi, Lac Balaton 

En Hongrie le climat est pourri. Durant la saison d’été il fait très froid la nuit et très chaud le jour. A 9h le matin il faisait déjà une chaleur à mourir sous la tente empêchant toute grasse mat’.

 

Je suis resté au festival jusqu’au 22 juillet. J’y ai passé 3 jours et 3 nuits plus que festifs. La bière coule à flots en Hongrie, et à 1€ la pinte on aurait tort de s’en priver. A ce festival je n’ai rencontré que des hongrois, car il y avait très peu d’étrangers. Le cadre était parfait, le lac, très propres et aussi le plus grand d’Europe, permettait de se rafraîchir et de faire de nombreuses rencontres. Malheureusement peu de hongrois parle l’anglais. Quelques uns ont appris le français à l’école.

J’ai pu découvrir des groupes hongrois, et il y a vraiment un vivier artistique intéressant. Un coup de cœur pour Colorstar, groupe de Drum’n bass 100% instrumental.

  


22 juillet 2006, Zamardi - Bratislava 

Je précipite mon départ prévu au lendemain, jour de clôture du festival. J’en avais assez profité, et le but de cet interrail n’était pas de rester au bord d’un lac à écouter de la musique. Après avoir appelé mes potes basques pour en savoir plus sur leur programme, je suis allé consulter les horaires des trains sur Internet depuis la tente des PC du festival. Mais tout était très compliqué pour les rejoindre. En 2 heures je fais mon sac, repli la tente, et arrive à la Gare de Zamardi à 17h55. 10 minutes à peine et un train passe pour Budapest, ou j’arrive une heure et demie plus tard. Maider et Gonzalo n’arriverait à Vienne que lendemain soir. Je décide alors de mettre à profit les 24h qui j’avait devant moi pour faire une halte à Bratislava, capital Slovaque.

 

A 23h30 j’y suis. Pas très rassuré au début, je tente le tout pour le tout en allant jusqu’au Down Town Backpacker dans le centre de la ville. Par chance il leur reste un lit. Douche, petite conversation avec un américain et deux nanas de Caen. Les filles s’acharnaient à pulvériser leurs matelas et leurs draps contre des petites bestioles très bizarres qui les ont dévoré de piqûres.

 

Encore un dodo bien mérité.

  


23 juillet 2006, Bratislava 

 

   

Centre ville de Bratislava

 

Comme à l’accoutumer, je me réveille tôt, et pars à l’exploration de Bratislava. Je change quelques euros contre des korunas dans un bureau de change de la rue Michalska, près de la tour St Michel. Le petite place centrale au cœur du centre ville est charmante, avec sa fontaine au milieu et ses bâtiments tous construits à des époques différentes, donnant un joli mélange architecturale. Les quelques rues composant le centre historique de la ville valent la peine d’être sillonnées.

Vers midi je monte au château, située sur une colline non loin de là, surplombant le Danube et son pont de l’indépendance, récemment construit et faisant la fierté de ses habitants. Le château n’est vraiment pas joli, mais c’est un colosse. Une promenade autour des remparts me permet d’observer la ville, presque trop calme pour être une capitale.

Après une courte sieste sur le mur des remparts je poursuis ma route, visite deux petites églises, et arpentes de nouveaux le centre, en passant par les mêmes rues empruntées le matin.

En milieu d’aprèm je repasse à l’auberge pour y récupérer mon paquetage, et file à la gare pour prendre le train de Vienne.

J’achète une glace et une bière sur le quai de la gare, et monte dans le train, il est 16h30.

La tour St Michel

 

A mon arrivée à Vienne, je saute dans le tramway avec un américain que je venais de rencontrer dans le train et qui connaissait déjà bien la ville. La ligne 18 nous emmène jusqu’à la Gare Ouest de la ville, et de là j’ai rejoint à pied le Wombat’s hostel. Réservation pour 3 personnes, douche, et je refais le chemin inverse pour aller récupérer à 19h30 les amis basques. Ils arrivent une feuille de papier à la main où était inscrit « Nicola » ! Q bueno…

Nous avons passé la soirée à se raconter les anecdotes des quelques jours où nous avons était séparés. Pizza, drinks offertes par l’auberge dans la petite salle disco en sous sol, et un dodo dans un vrai lit, et propre SVP !


24 juillet 2006, Vienne 

Quel petit déjeuner ! Une australienne qui partageait la même chambre nous offrit 2 tickets déjeuner qu’elle ne comptait pas utiliser. Donc, pour 3,50€ (le prix d’un ticket), nous dévorons tout sur le buffet, sucré et salé…Nous avons déjeuner pendant plus d’une demie heure. Gonzalo ne s’asseyait jamais, il faisait des aller retour entre le buffet et notre table. Il  mangeait en chemin.

Le premier monument visité a été le Palais Royal d’été, sur la ligne de Tram N°58. L’impressionnant palais peint tout de jaune abriterait 1400 chambres. En le contournant nous découvrons de jolis jardins, et au fond une immense étendu de gazon (bien plus doux et régulier qu’une moquette) menant à une fontaine aussi grande que celle de Trévise. Autour, deux grands bois…pour la chasse.

 

   

Avec Mai devant le palais royal d'été et l'hotel de ville de Vienne

 

Nous repartons en métro. Ligne U4, direction le centre ville. Nous descendons à Karsplatz et découvrons le quartier du straatsopera. Nous reprenons ensuite le tram faisant une ceinture autour de la ville, un bon moyen d’admirer les nombreuses merveilles de Vienne, presque toutes visibles depuis le tram. Nous faisons un arrêt pour voir l’Opéra National, jetons un œil rapide à l’intérieur (entrée payante…humhum !) et visiter ensuite « la ville dans la ville », le Hofburg. C’est au quartier formé d’une multitude de bâtiments construits à des époques différents depuis le XVè siècle, enchevêtrés les uns dans les autres ou juste juxtaposés.

 

 

Au Hofburg

 

Maider avait été chargé de repérer dans le guide un bon resto pas cher. Et elle a rempli convenablement la mission. Nous nous sommes donc rassasié comme des rois, 200 mètres derrière l’Hôtel de ville. Nous repartons en passant devant la charmante église du parc S. Freud au Nord Ouest du centre ville. Puis visite de la Cathédrale, sale mais impressionnante. Des plaques de marbre sculptées et gravées, parfois de têtes de morts, d’environ un mètre carré étaient fixés sur les murs extérieurs de la façade, sans doute des remerciements. Nous nous sommes ensuite promené au bord du Donaukanal, observant les gros poissons du canal et les bateaux mouches. 

 

 

 

Le pacte du chemin de St Jacques de Compostelle...

 

Nous sommes retourné au resto du midi, et avons mangé tout autant. Ne se méfiant pas de l’heure qui avançait, nous avons bien failli perdre le train, qui est heureusement parti avec 1h de retard.

 

Pendant les 4 heures de trajet qui nous séparait de Salzburg, la ville de Mozart, j’ai dormi comme un bébé dans les bras de Morphée. A 4h30 du matin, nous descendons du train, et squattons 2 bancs dans la petite gare de Salzburg. Je dors par terre, le sac à dos emmêlé à mon bras, et mes papiers sur le ventre, à l’intérieur du sweet.


  25 juillet 2006, Salzburg 

 

La ville de Mozart

 

Vers 8h30, lorsque j’ouvre les yeux, la gare est déjà bien agitée. Je me brosse les dents au robinet prés des quais, quitte le pantalon pour le pantacour, et nous déposons ensuite les sacs aux casiers de la gare. Ca coûte 3,50€, mais épargne bien des maux de dos.

Le centre ville est petit, à flan de falaise. On peut très vite s’apercevoir que toute l‘économie de la ville tourne autour du tourisme, venu en masse pour un seul homme, Mozart. Les prix sont exorbitants, sûrement aligné sur le pouvoir d’achat des italiens, venu par autobus et charters entiers. Le prix pour monter au château par le funiculaire est de 9,80€ / pers, sans réduction possible, et pas le droit de monter par le chemin, les malins ! Le bon plan pour manger c’est la cafet’ U, ouverte pendant tout l’été, et qui propose des tarifs pour les étudiants et des menus adaptés.

 

A Munich...

 

La ville bien que joli nous paraît oppressante, en raison de la superficialité qui y règne, liée au tourisme bien évidemment. Nous sommes backpacker, et Salzburg c’est pas pour les voyageurs à petit budget. Alors à 17h nous montons dans un train pour Munich. Nous arrivons 2 heures plus tard et partons explorer le centre ville et ses attractions touristiques. Nous avons du mal à trouver un kebab et finissons par céder au seul fast food encore ouvert, Burger King. Promit, je ne recommencerai pas !

En fin de soirée nous retournons à la gare de Munich, pour prendre un train direction la république tchèque.

 

 

 


26 juillet 2006, Plzen

 

   

Shock au petit déj' après une nuit bien agitée, et maisons colorées sur la place centrale.

 

Le levé de soleil est un spectacle saisissant sur la campagne tchèque. Des maisons au toit très pointu sont semées ça et là parmi les champs de blé. A 7h30 le train entre en gare de Plzen, nous déposons nos sacs aux casiers, et partons à la rencontre de ce haut lieu mondial de la bière, en plein cœur de la Bohème. Après avoir acheté quelques souvenirs en Cristal de Bohème pour ramener à mes parents, nous sommes entré dans la synagogue, qui avait prêté ses murs pour y exhiber une expo photos du Pérou.

 

Gonzalo tente de remettre les points sur les "i"...

 

Mais la violence ne résoud rien. Il est désespéré!

 

Nous nous posons dans une taverne médiévale pour goûter la bière dont nous allons visiter l’usine de fabrication, la Pilzner Urquell, l’authentique, la vrai. Cette bière est fermentée selon la méthode traditionnelle, et elle est non filtrée, ce qui lui apporte un goût très brut et lui donne une couleur très ambrée.

 

   

 

   

 

Aux portes de la fabrique de Pilzner Urquell

 

La ville est un petit bijou. Une journée suffit pour en découvrir le centre. C’est aussi un endroit privilégié pour y acheter du cristal dont c’est la spécialité artisanale, et de l’alcool, notamment de la bière, bien moins cher que dans la capitale.

A 18h nous prenons le train pour Prague. Une heure et demi de trajet. J’ai dormi durant tout le voyage, accusant le coup de la fermentation des bières de la journée.

Nous réussissons à obtenir 3 lits libres au Apple Hostel, dans le centre, à 10 minutes à pied de la gare. Durant la courte promenade nocturne à travers le centre nous n’avons croisé presque que des touristes. Nous sommes rentré nous coucher tôt, la journée du lendemain promettait d’être longue.

 

 

 

La cathedrale et son horloge astronomique

 


  27 juillet 2006, Prague 

  

Assez joyeux...

 

Nous avions décidé de nous lever à 9h pour prendre les petits déj’ ensemble. Mais à 8h j’étais déjà debout, ayant du mal à dormir. C’est alors que me vint l’idée de changer mes plans afin de passer quelques jours de plus avec les basques. Je ne visiterai donc pas la Pologne, pays qui ne me paraît pas très sûr, et ou j’aurai bien l’occasion d’aller un jour. A 9h15 les espagnols se réveillent enfin, ils déjeunent à leur tour, puis nous partons à la recherche d’une laverie. Nous profitons du temps des tournées de linge pour visiter les alentours. Les rues grouillent de touristes et de boutiques d’alcools et de souvenirs.  Nous nous arrêtons boire une bière, et c’est alors que j’expose mes plans à Maider et Gonzalo. Ils sont enchantés.

 

   

 

Nous consacrons l’aprèm entière à visiter la ville, et ça n’a pas encore était suffisant pour tout voir. Nous déjeunons au bord du fleuve. Au menu : sandwichs fait avec du jambon offert par de la famille de Maider rencontré la veille à Plzen, en vacances aussi en république tchèque à ce moment là.

Nous traversons le fameux pont qui mène à la colline et au château. Nous grimpons la colline par les vieilles rues devenues très touristiques et visitons depuis l’extérieur (le ticket global pour 5 monuments est de 12€) les monuments en haut de la colline.

    

La tournée des bars de Prague...

 

Après avoir vu les principaux lieux touristiques de la ville nous avons acheté pour 50€ de boissons avant de rejoindre l’auberge. En se séparant à Belgrade nous nous étions promit une vrai noxe de borachera à Pragua, et se fut pari tenu. Nous sommes sorti jusqu’à 4h du matin avec 3 espagnols rencontrés à l’auberge, faisant la tournée des bars...

 

 


  28 juillet 2006, En route pour Dam 

   

Journée gueule de bois...

 

Nous prenons nos sacs de très bonne heure pour nous rendre à la Gare de Prague. Pour moi c’est une journée gueule de bois, passée à somnoler dans le train nous conduisant jusqu’à Berlin, puis celui jusqu’à Amsterdam. A Berlin nous avons fait une halte dans un resto thaïlandais. C’est un allemand de 40 ans que l’on avait rencontré dans le train qui nous y conduisit , accompagné par deux mexicains de 16 ans qui découvraient l’Europe avec le passe eurorail, rencontrés eux aussi dans le train quelques heures plus tôt.

 

Berlin, au resto Thaï en compagnie de l'allemand et des 2 mexicanos

 

Nous arrivons très tard à Amsterdam, vers 23h30. Même en Allemagne les trains arrivent en retard ! Ce n’est  pas une exclusivité SNCF… ! Juste le temps de passer acheter 3 menus à emporter au Mac Do près de la Central Station, et prendre le métro pour essayer de trouver une place au camping municipale. Le camping est situé à Gaasperplas, au bout de la ligne de métro partant de la Central Station. Il y a un garde de nuit, et le camping est donc ouvert 24h/24h, 7j/7j, 365 jours par an. Et en plus, il y a toujours de la place. Les nuits sont assez bruyantes. Des jeunes venus des 4 coins du monde discutent, fument, et s’amusent à toute heure du jour et de la nuit.  

 


  29 juillet 2006, Amsterdam

Nous passons la journée à sillonner les rues de la ville, au fil des canaux. Nous avons fait une balade au fil des coffee shops, en commençant par « The Doors coffee shop ». Nous découvrons les plaisirs de flâner à Amsterdam, et observer ses occupants, ceux d’un jour ou ceux d’une vie, certains ont des comportements étranges, il faut bien se l'admettre.

Une journée chargée en rire et disfrutamiento. Nous sommes rentré assez tôt au camping, vers 21h, avant de passer une dernière soirée à discuter, allongés à la belle étoile, auprès de la tente, à la lumière de la bougie.

 


  30 juillet 2006 

 

C’est le grand départ pour mes deux amis basques, il est désormais temps de se séparer définitivement. Nous sommes arrivés au terme de nos interrails, et la vie normale doit reprendre son cours d’ici quelques jours. Lorsque les portes du train se ferment il est 11h30 du matin, et c’est avec un pincement au cœur que je me dirige, seul, vers le centre ville.

     

Devant la gare d'Amsterdam le jour des Adieux

 

Tout comme la veille, je passe l’aprèm à flâner dans la ville et observer les passants. Je profite aussi de ces premiers moments de solitude pour faire le point sur le mois qui vient de s’écouler, et la folle aventure que je viens de vivre. S’ouvrent alors 3 jours de réflexion et de méditation sur ce voyage, les années passés, et les défis futurs que je vais devoir affronter.

 

 

Conclusions: L'interrail est une expérience extraordinaire qui permet de mettre un premier pied à l'étrier pour une vie de backpacker!!


The End...

 


 

 


Publié à 12:23 le 31/08/2007 dans Interrail Europe 2006 (suite)
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